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Québec : ces travailleurs ont été invités dans Arrima avec des exigences de français moins élevées

Québec : 314 travailleurs FEER 3, 4 et 5 ont été invités dans Arrima avec un niveau 5 de français à l’oral. Découvrez les critères.

Le Québec vient d’envoyer une nouvelle série d’invitations dans le cadre du Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ). Parmi les 531 personnes invitées le 27 août 2026, une catégorie se distingue particulièrement : 314 travailleurs exerçant des professions de niveau FEER 3, 4 ou 5 ont reçu une invitation avec une exigence de français moins élevée que celle appliquée à plusieurs professions hautement qualifiées.

Alors que certains candidats de niveau FEER 0, 1 ou 2 devaient démontrer un niveau 7 à l’oral et 5 à l’écrit, les travailleurs concernés par cette sélection de 314 personnes devaient simplement avoir le niveau 5 ou plus dans les deux compétences orales.

Cette différence peut être particulièrement intéressante pour les candidats qui n’ont pas encore un niveau avancé en français.

314 travailleurs FEER 3, 4 et 5 invités

Le 27 août 2026, le Québec a invité 314 personnes dans le volet du PSTQ consacré notamment aux professions de niveau FEER 3, 4 et 5.

Pour être concernés par cet exercice, les candidats devaient notamment :

  • exercer une profession principale classée FEER 3, 4 ou 5 ;
  • ne pas avoir l’intention d’exercer une profession réglementée figurant dans la liste du Québec ;
  • démontrer un niveau de français d’au moins 5 dans les deux compétences orales ;
  • avoir un conjoint accompagnant ayant, le cas échéant, au moins le niveau 4 dans les deux compétences orales ;

satisfaire aux autres critères prévus pour l’exercice d’invitation.

Le seuil de pointage était également fixé à 706 points pour cet exercice.

Un niveau de français moins élevé que pour certains profils hautement qualifiés

C’est probablement l’information la plus importante de cette ronde.

Pour plusieurs candidats exerçant des professions FEER 0, 1 ou 2, le Québec demandait un niveau de français de :

Niveau 7 ou plus dans les deux compétences orales + niveau 5 ou plus dans les deux compétences écrites.

Pour les 314 travailleurs FEER 3, 4 et 5 invités dans l’exercice du 27 août, l’exigence linguistique était différente :

Niveau 5 ou plus dans les deux compétences orales.

Aucun niveau minimal d’écrit n’est indiqué dans les critères de cet exercice précis.

Cela représente donc une différence importante pour les candidats qui ont encore des difficultés en expression ou en compréhension écrite.

Quelles professions étaient concernées ?

Dans cette ronde, deux professions ont notamment été ciblées dans cet exercice :

63200 – Cuisiniers/cuisinières

65310 – Préposés/préposées à l’entretien ménager et au nettoyage – travaux légers

Les candidats exerçant ces professions pouvaient donc être sélectionnés avec une exigence de français oral correspondant au niveau 5 ou plus dans les deux compétences orales, à condition de satisfaire également aux autres critères de la sélection.

Cette sélection montre que le Québec ne cible pas uniquement les professionnels ayant des diplômes universitaires ou des professions hautement qualifiées.

Que signifie le niveau 5 en français ?

Le niveau 5 fait partie de l’Échelle québécoise des niveaux de compétence en français.

Dans le cadre de cette invitation, le candidat devait démontrer ce niveau dans les deux compétences orales.

Il ne suffisait donc pas d’obtenir un niveau 5 dans une seule épreuve.

Il fallait atteindre le niveau requis en :

  • compréhension orale ;
  • production orale.

C’est un point essentiel pour les candidats qui préparent un test de français.

Pourquoi cette sélection est intéressante pour les travailleurs étrangers ?

Pendant longtemps, certains candidats pensaient que l’immigration économique au Québec nécessitait obligatoirement un niveau avancé en français.

La nouvelle sélection montre une réalité plus nuancée.

Le niveau de français demandé dépend notamment de la profession et du volet concerné.

Un travailleur exerçant une profession FEER 3, 4 ou 5 peut donc être concerné par un exercice avec une exigence linguistique moins élevée que celle appliquée à certains professionnels FEER 0, 1 ou 2.

Cela peut ouvrir des perspectives à des travailleurs qui possèdent un français intermédiaire mais qui ne sont pas encore capables d’atteindre le niveau 7 à l’oral.

Attention : un niveau 5 ne garantit pas une invitation

Il serait toutefois incorrect de conclure que :

« J’ai le niveau 5 en français, donc je serai invité dans Arrima. »

Ce n’est pas le fonctionnement du système.

Le niveau linguistique constitue seulement l’un des critères.

Dans l’exercice du 27 août 2026, les candidats devaient également avoir une profession FEER 3, 4 ou 5, respecter les critères concernant les professions réglementées et atteindre le pointage minimal de 706 points. Le Québec sélectionne donc les candidats en fonction d’un ensemble de critères et de ses priorités du moment.

FEER 3, 4 ou 5 : une voie à surveiller

Les travailleurs des catégories FEER 3, 4 et 5 ne doivent donc pas négliger le PSTQ.

Les rondes récentes montrent que le Québec continue de sélectionner certains profils appartenant à ces catégories.

Par exemple, le 4 juin 2026, une ronde avait déjà ciblé des travailleurs FEER 3, 4 et 5 avec une exigence de niveau 5 ou plus dans les deux compétences orales.

Une tendance similaire a été observée le 3 juillet 2026, où certains travailleurs FEER 3, 4 et 5 avaient également été sélectionnés avec ce niveau minimal à l’oral.

Cela montre que les exigences peuvent être différentes selon les exercices et les catégories ciblées.

Comparaison des exigences de français

Pour mieux comprendre la différence, voici un résumé des critères linguistiques observés dans les récentes invitations :

Profil ciblé

Français demandé

Certains FEER 0, 1 et 2

Niveau 7 oral + niveau 5 écrit

Certains FEER 3, 4 et 5

Niveau 5 dans les deux compétences orales

Conjoint accompagnant dans certains exercices

Niveau 4 dans les deux compétences orales

Ces exigences correspondent aux exercices d’invitation concernés et ne constituent pas une règle universelle pour toutes les professions et toutes les futures rondes.

Faut-il quand même viser un niveau supérieur ?

Oui.

Même si un niveau 5 à l’oral peut être suffisant pour certains exercices, il reste préférable de ne pas préparer son projet d’immigration uniquement pour atteindre le minimum.

Un niveau de français plus élevé peut offrir davantage de possibilités selon les programmes et les futures sélections.

Si votre objectif est le Québec, vous pouvez donc vous fixer une progression :

Niveau 5 → Niveau 6 → Niveau 7 et plus

L’objectif dépendra naturellement de votre profession, de votre profil et de la voie d’immigration choisie.

Le TCF peut-il aider à démontrer son niveau de français ?

Les candidats qui souhaitent immigrer au Québec doivent présenter un résultat provenant d’un test reconnu correspondant aux exigences applicables à leur démarche.

Le TCF peut notamment faire partie des tests utilisés dans les démarches d’immigration francophone, selon les conditions du programme concerné.

Il est donc important de préparer les quatre compétences et de vérifier précisément les exigences applicables à votre situation avant de passer l’examen.

Pour les candidats qui préparent le TCF, Réussir TCF Canada propose des ressources d’entraînement consacrées notamment à l’expression orale et à l’expression écrite.

Réussir TCF Canada

Vous pouvez également vous entraîner avec des sujets récents d’expression orale :

Sujets TCF – Expression orale juillet 2026

Et travailler l’expression écrite :

Sujets TCF – Expression écrite juillet 2026

Ne préparez pas uniquement le minimum

Si vous avez actuellement un niveau proche de 5, l’objectif ne devrait pas forcément être de rester au minimum.

Un meilleur niveau peut vous permettre d’être mieux préparé à différentes opportunités et d’éviter de dépendre d’un seul type de sélection.

Pour progresser efficacement, concentrez-vous notamment sur :

  • la compréhension des conversations ;
  • la rapidité de compréhension ;
  • le vocabulaire professionnel ;
  • la construction de réponses à l’oral ;
  • la fluidité ;
  • la prononciation ;
  • la capacité à défendre une opinion ;
  • la gestion du temps pendant le test.

Et si votre profession n’a pas été ciblée ?

Ne vous découragez pas automatiquement.

Les invitations Arrima sont organisées selon différents exercices et les critères peuvent changer d’une ronde à l’autre.

Une profession qui n’est pas ciblée lors d’une sélection donnée peut potentiellement être concernée par une future ronde, selon les besoins du Québec.

La stratégie consiste donc à surveiller régulièrement :

  • les nouvelles invitations ;
  • les professions ciblées ;
  • les seuils de pointage ;
  • les exigences linguistiques ;
  • les changements apportés au PSTQ.

Questions fréquentes

Quel niveau de français fallait-il avoir pour les 314 invitations du 27 août 2026 ?

Les candidats concernés devaient avoir au moins le niveau 5 dans les deux compétences orales.

Est-ce moins élevé que pour les professions FEER 0, 1 et 2 ?

Oui, pour certains exercices. Plusieurs candidats FEER 0, 1 et 2 devaient démontrer le niveau 7 dans les deux compétences orales et le niveau 5 dans les deux compétences écrites.

Quelles professions ont été ciblées ?

Dans l’exercice de 314 invitations du 27 août 2026, les professions mentionnées étaient notamment cuisiniers et préposés à l’entretien ménager et au nettoyage – travaux légers.

Est-ce que le niveau 5 garantit une invitation Arrima ?

Non. Le candidat doit également satisfaire aux autres critères de l’exercice, notamment ceux liés à la profession et au pointage.

Est-il préférable de viser le niveau 7 ?

Si votre objectif vous permet de le faire, oui. Même lorsqu’un niveau 5 suffit pour un exercice précis, viser un niveau supérieur peut vous donner davantage de flexibilité selon votre profil et les futures sélections.

Conclusion

La ronde Arrima du 27 août 2026 apporte une information intéressante pour les travailleurs qui ne possèdent pas encore un niveau avancé en français.

314 travailleurs FEER 3, 4 et 5 ont été invités avec un niveau 5 ou plus dans les deux compétences orales, alors que certains exercices destinés aux profils FEER 0, 1 et 2 exigeaient un niveau 7 à l’oral et 5 à l’écrit.

Cette différence montre qu’il ne faut pas considérer les exigences linguistiques du Québec comme identiques pour tous les candidats.

Si vous êtes travailleur qualifié et que votre niveau de français est actuellement intermédiaire, votre projet d’immigration n’est donc pas forcément hors de portée. Le plus important est d’identifier votre catégorie professionnelle, de vérifier les critères applicables et de suivre les prochaines invitations.

Et surtout, ne vous préparez pas uniquement pour atteindre le minimum : améliorer votre français peut renforcer votre profil et vous permettre de mieux saisir les futures opportunités d’Arrima.

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