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Immigration francophone : le Canada vise davantage de résidents permanents francophones en 2026

Découvrez les nouveaux objectifs du Canada pour l'immigration francophone en 2026 et les opportunités offertes aux candidats francophones hors Québec.

En 2026, le Canada continue de renforcer sa politique d’immigration francophone. Malgré une volonté générale de mieux contrôler les niveaux d’immigration, le gouvernement maintient une trajectoire à la hausse pour les résidents permanents d’expression française hors Québec.

Le nouvel objectif est particulièrement intéressant pour les candidats francophones qui souhaitent immigrer dans une province canadienne autre que le Québec. Voici ce que les nouvelles données signifient concrètement pour les futurs immigrants.

Un objectif de 9 % en 2026

Dans le Plan des niveaux d’immigration 2026-2028, le Canada prévoit que 9 % des nouveaux résidents permanents hors Québec seront d’expression française en 2026.

Cela représente environ 30 267 admissions. L’objectif augmente ensuite à :

  • 9,5 % en 2027, soit environ 31 825 personnes ;
  • 10,5 % en 2028, soit environ 35 175 personnes.

Le gouvernement vise finalement 12 % d’admissions francophones hors Québec d’ici 2029.

Cette progression montre que l’immigration francophone reste une priorité malgré la réduction ou la stabilisation de certains objectifs migratoires globaux.

Pourquoi le Canada cherche-t-il davantage de francophones ?

Le gouvernement souhaite renforcer les communautés francophones en situation minoritaire partout au pays.

L’immigration francophone permet notamment de :

soutenir les communautés francophones hors Québec ;

  • répondre aux besoins de main-d’œuvre ;
  • favoriser le développement économique régional ;
  • maintenir la présence du français dans différentes provinces ;
  • attirer des travailleurs qualifiés et bilingues.

IRCC considère également les francophones et les bilingues comme un atout pour l’économie canadienne.

Le nombre d’admissions continue d’augmenter

Il faut faire attention à une nuance importante.

Le pourcentage prévu pour 2026 est légèrement inférieur à celui qui figurait dans l’ancien plan d’immigration : 9 % au lieu de 9,5 %.

Pourtant, le nombre prévu d’admissions francophones augmente.

Pourquoi ? Parce que le gouvernement a également ajusté les niveaux globaux d’immigration.

En 2026, l’objectif est de 30 267 admissions francophones hors Québec, contre une cible précédente de 31 350. Le nouveau plan prévoit ensuite une progression jusqu’à 35 175 admissions en 2028.

Il est donc plus pertinent de regarder à la fois le pourcentage et le nombre réel de personnes admises.

Express Entry reste un outil essentiel

Pour atteindre ces objectifs, IRCC s’appuie fortement sur Express Entry.

Le système accorde une place importante aux candidats maîtrisant le français grâce à une catégorie de sélection dédiée aux francophones.

Entre 2023 et décembre 2025, plus de 73 000 candidats ont été invités à présenter une demande de résidence permanente dans le cadre de la catégorie francophone d’Express Entry.

Pour les candidats qui se trouvent encore à l’étranger, cette voie peut donc représenter une opportunité particulièrement intéressante.

Le français peut améliorer votre profil Express Entry

La maîtrise du français ne sert pas uniquement à être sélectionné dans un tirage francophone.

Elle peut également améliorer votre score CRS, selon votre combinaison de résultats en français et en anglais.

Pour les candidats qui obtiennent un niveau suffisamment élevé dans les deux langues officielles, le français peut donc devenir un véritable avantage dans le classement.

C’est pourquoi passer un test officiel comme le TCF Canada peut être une étape stratégique pour les candidats qui souhaitent immigrer hors Québec.

Les provinces jouent également un rôle important

Express Entry n’est pas la seule possibilité.

Les Programmes des candidats des provinces (PCP) constituent également une voie importante pour l’immigration francophone.

Selon IRCC, à l’exception du Québec et du Nunavut, les provinces et territoires utilisent le PCP comme une voie importante pour soutenir les communautés francophones et répondre à leurs besoins en main-d’œuvre. Plusieurs administrations disposent de volets ciblant spécifiquement les francophones.

Cela signifie qu’un candidat francophone devrait éviter de se limiter à une seule stratégie.

Une nouvelle mesure prévoit 5 000 places

Une mesure particulièrement intéressante a été annoncée pour 2026.

Le gouvernement prévoit 5 000 places fédérales supplémentaires permettant aux provinces et territoires de désigner des immigrants francophones.

Ces places viennent s’ajouter aux allocations annuelles habituelles du Programme des candidats des provinces et ont pour objectif de contribuer à réduire les pénuries de travailleurs francophones et bilingues.

Pour les candidats qui possèdent une expérience professionnelle recherchée, cette évolution peut donc ouvrir davantage de possibilités.

Le Canada a déjà dépassé ses objectifs

La politique francophone ne repose pas uniquement sur des annonces.

En 2025, le Canada avait fixé une cible de 8,5 % pour les admissions de résidents permanents francophones hors Québec. Selon les données préliminaires communiquées par IRCC, plus de 29 500 résidents permanents francophones ont été admis, soit environ 8,9 % des admissions.

Le gouvernement estime donc être sur une trajectoire lui permettant d’atteindre progressivement l’objectif de 12 % en 2029.

Que signifie cette évolution pour les candidats ?

Pour un candidat francophone, les perspectives restent intéressantes, mais cela ne signifie pas que toute personne parlant français obtiendra automatiquement une invitation.

Les candidats doivent toujours présenter un profil compétitif.

Les éléments importants restent notamment :

  • le niveau de français ;
  • le niveau d’anglais ;
  • l’âge ;
  • les études ;
  • l’expérience professionnelle ;
  • la profession exercée ;
  • le score CRS ;
  • l’admissibilité au programme concerné.

Le français constitue donc un avantage stratégique, mais il doit être associé à un profil global solide.

Le TCF Canada devient un élément stratégique

Pour les candidats qui souhaitent profiter des possibilités offertes par l’immigration francophone, obtenir un bon résultat au TCF Canada peut être particulièrement intéressant.

Un niveau élevé en français peut permettre de renforcer le profil Express Entry et, selon les résultats obtenus, d’accéder aux sélections destinées aux candidats francophones.

Pour progresser efficacement, il est recommandé de s’entraîner régulièrement avec des sujets proches de ceux de l’examen.

Expression écrite

Les sujets d’actualité proposés par Réussir TCF Canada permettent de travailler la structure, le vocabulaire et l’argumentation :

Sujets TCF Canada – Expression écrite juillet 2026

Expression orale

Pour améliorer votre capacité à argumenter et à répondre rapidement :

Sujets TCF Canada – Expression orale juillet 2026

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Questions fréquentes

Combien de résidents permanents francophones le Canada vise-t-il en 2026 ?

Le Canada vise 9 % des admissions de résidents permanents hors Québec, soit environ 30 267 personnes, en 2026.

L'objectif augmentera-t-il après 2026 ?

Oui. La cible est fixée à 9,5 % en 2027 et 10,5 % en 2028, avec un engagement d'atteindre 12 % en 2029.

Le français suffit-il pour obtenir la résidence permanente ?

Non. Parler français constitue un avantage, mais le candidat doit également satisfaire aux critères du programme d'immigration concerné et, pour Express Entry, posséder un profil suffisamment compétitif.

Faut-il vivre au Québec pour bénéficier de cette politique ?

Non. Les objectifs évoqués ici concernent précisément les résidents permanents d'expression française à l'extérieur du Québec. Les candidats souhaitant s'installer dans une autre province peuvent donc être concernés.

Conclusion

En 2026, l’immigration francophone reste clairement une priorité du Canada. Le gouvernement vise 30 267 admissions de résidents permanents francophones hors Québec, soit 9 % du total, avec une progression prévue jusqu’à 10,5 % en 2028 et 12 % en 2029.

Pour les candidats francophones, cette politique crée de réelles possibilités, notamment grâce à Express Entry, aux sélections francophones et aux programmes provinciaux. Mais la concurrence reste présente : améliorer son niveau de français, obtenir un bon résultat au TCF Canada et construire un profil professionnel solide restent essentiels pour maximiser ses chances.

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