Étudiants francophones : le Canada maintient 2 970 places par an dans son programme pilote jusqu’en 2027
Le Canada continue de soutenir l’immigration francophone hors Québec. En 2026, le gouvernement maintient à 2 970 le nombre maximal de demandes de permis d’études pouvant être acceptées chaque année dans le cadre du Programme pilote pour les étudiants dans les communautés francophones en situation minoritaire (FMCSP).
Le plafond s’applique pour deux périodes consécutives : du 26 août 2025 au 25 août 2026, puis du 26 août 2026 au 25 août 2027. Cette prolongation offre donc une nouvelle possibilité aux étudiants francophones qui souhaitent étudier en français dans une province ou un territoire hors Québec.
Qu’est-ce que le programme pilote pour les étudiants francophones ?
Le Francophone Minority Communities Student Pilot (FMCSP) a été créé pour attirer davantage d’étudiants internationaux francophones vers les établissements postsecondaires des communautés francophones en situation minoritaire à l’extérieur du Québec.
L’objectif est de permettre à ces étudiants de suivre une formation principalement en français, de s’intégrer à leur communauté d’accueil et, à terme, de favoriser leur maintien au Canada.
Le gouvernement considère notamment les étudiants internationaux francophones comme une source importante de talents pour soutenir les communautés francophones et répondre aux besoins du marché du travail.
2 970 places par an jusqu’en août 2027
La nouvelle politique d’IRCC prévoit clairement :
2 970 demandes entre le 26 août 2025 et le 25 août 2026 ;
2 970 demandes entre le 26 août 2026 et le 25 août 2027.
Les demandes reçues après que le plafond annuel est atteint ne sont pas acceptées pour traitement et sont retournées au demandeur.
Il est donc important pour les candidats intéressés de préparer leur dossier suffisamment tôt plutôt que d’attendre les derniers mois de la période concernée.
Qui peut bénéficier du programme ?
Le programme cible certains ressortissants de pays francophones appartenant à des régions où les taux de refus des permis d’études sont historiquement élevés.
La liste comprend notamment plusieurs pays d’Afrique, dont le Maroc, ainsi que certains pays du Moyen-Orient et des Amériques.
Pour être admissible, le candidat doit notamment :
- être citoyen d’un pays admissible ;
- avoir une lettre d’acceptation d’un établissement participant ;
- suivre un programme postsecondaire principalement en français ;
- étudier à temps plein pendant au moins deux ans ;
- obtenir un diplôme ou un grade ;
- démontrer un niveau de français d’au moins NCLC 5 dans les quatre compétences ;
- démontrer qu’il dispose des ressources financières nécessaires.
Il faut étudier principalement en français
Le choix de la formation est particulièrement important.
Le programme doit être enseigné à plus de 50 % en français et avoir une durée minimale de deux ans à temps plein.
Il doit également mener à l’obtention d’un diplôme ou d’un grade.
L’établissement doit par ailleurs être un établissement d’enseignement désigné participant au programme et avoir signé un protocole d’entente avec IRCC.
Il ne suffit donc pas de choisir une université ou un collège francophone hors Québec : il faut vérifier que l’établissement et le programme sont admissibles au FMCSP.
Le niveau de français requis est de NCLC 5
Les candidats doivent fournir les résultats d’un test de français reconnu.
Le niveau minimal exigé est de NCLC 5 dans chacune des quatre compétences :
- compréhension orale ;
- compréhension écrite ;
- expression orale ;
- expression écrite.
Cette exigence montre que le gouvernement souhaite sélectionner des étudiants capables de suivre une formation principalement en français et de s’intégrer dans leur environnement francophone.
Le TCF Canada peut notamment servir à démontrer ses compétences linguistiques en français dans le cadre des démarches d’immigration canadienne.
Un avantage concernant la lettre d’attestation provinciale
Le programme présente également un intérêt particulier dans le contexte des nouvelles règles concernant les étudiants internationaux.
Les participants au FMCSP bénéficient d’une exemption de certaines exigences normalement applicables aux permis d’études, notamment concernant la démonstration de l’intention de quitter le Canada à la fin du séjour temporaire.
Cette particularité ne signifie toutefois pas que le permis d’études est automatiquement approuvé. Le candidat doit toujours satisfaire aux autres conditions d’admissibilité et d’admissibilité générale.
Une véritable stratégie vers la résidence permanente
L’intérêt principal du programme ne se limite pas au permis d’études.
Le Canada a également prévu une voie vers la résidence permanente pour certains participants qui terminent leurs études dans le cadre du FMCSP.
La politique correspondante permet aux diplômés admissibles qui vivent hors Québec d’obtenir une résidence permanente et, pendant le traitement de leur demande, de bénéficier d’un permis de travail ouvert selon les conditions prévues.
Le programme peut donc s’inscrire dans une stratégie plus large :
Études en français → diplôme canadien → expérience professionnelle → résidence permanente.
Il ne faut cependant pas considérer cette voie comme une garantie automatique de résidence permanente.
Pourquoi le Canada veut-il attirer davantage d’étudiants francophones ?
Cette initiative s’inscrit dans une politique plus large de soutien aux communautés francophones et acadiennes hors Québec.
Le Canada a fixé des objectifs croissants pour les admissions de résidents permanents francophones hors Québec :
Année | Objectif |
2026 | 9 % — 30 267 admissions |
2027 | 9,5 % — 31 825 admissions |
2028 | 10,5 % — 35 175 admissions |
Le gouvernement vise ensuite 12 % d’admissions francophones hors Québec en 2029.
Les étudiants francophones peuvent donc jouer un rôle important dans cette stratégie, puisqu’ils ont déjà une expérience du système canadien lorsqu’ils terminent leurs études.
Pourquoi cette mesure peut être intéressante pour les étudiants marocains ?
Le Maroc figure explicitement parmi les pays admissibles au programme dans la nouvelle politique d’IRCC.
Pour un étudiant marocain francophone qui souhaite étudier au Canada sans nécessairement s’installer au Québec, le programme peut donc représenter une option intéressante.
Cependant, il faut bien distinguer :
- l’admissibilité au programme pilote ;
- l’obtention du permis d’études ;
- la réussite des études ;
- l’admissibilité ultérieure à la résidence permanente.
Chaque étape possède ses propres conditions.
Les 2 970 places ne correspondent pas à 2 970 résidences permanentes
C’est une distinction importante.
Le chiffre de 2 970 correspond au nombre maximal de demandes de permis d’études pouvant être acceptées pour traitement chaque année dans le cadre de cette politique.
Il ne s’agit donc pas de 2 970 places garanties pour la résidence permanente.
Un étudiant doit d’abord être admissible au programme, obtenir son permis d’études, terminer sa formation et satisfaire ensuite aux critères de la voie vers la résidence permanente.
Comment préparer son projet ?
Si vous envisagez de profiter de ce programme, il est préférable de préparer votre projet autour de plusieurs éléments.
1. Choisir un établissement participant
Vérifiez que votre établissement figure parmi les établissements participant au FMCSP.
2. Choisir une formation admissible
Le programme doit être principalement en français et durer au moins deux ans à temps plein.
3. Préparer son test de français
Un minimum de NCLC 5 dans les quatre compétences est requis dans le cadre du programme.
4. Préparer son budget
Le candidat doit notamment démontrer qu’il peut couvrir sa première année de frais de scolarité et de voyage ainsi que les ressources financières exigées selon la municipalité où se trouve le campus principal.
5. Anticiper le plafond annuel
Avec seulement 2 970 demandes acceptées pour traitement par période, il est préférable de ne pas attendre que le plafond soit atteint.
Préparez votre français avec Réussir TCF Canada
Même si le niveau minimal du FMCSP est NCLC 5, viser un niveau plus élevé peut être intéressant pour votre projet d’immigration à long terme.
Un bon résultat au TCF Canada peut notamment être utile si vous envisagez par la suite Express Entry et la catégorie destinée aux candidats francophones.
Pour vous entraîner :
Expression écrite :
Sujets TCF Canada – Expression écrite juillet 2026
Expression orale :
Sujets TCF Canada – Expression orale juillet 2026
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Vous pouvez également compléter votre préparation avec :
Questions fréquentes
Le programme prévoit un maximum de 2 970 demandes de permis d'études acceptées pour traitement entre le 26 août 2026 et le 25 août 2027.
Oui. Le Maroc figure dans la liste des pays admissibles au FMCSP.
Il faut obtenir au minimum NCLC 5 dans chacune des quatre compétences linguistiques.
Le programme prévoit une voie vers la résidence permanente pour les participants qui satisfont aux conditions applicables après leurs études. Il ne s'agit toutefois pas d'une résidence permanente automatique.
Non. Le FMCSP concerne les établissements et communautés francophones situés hors Québec.
Conclusion
Le maintien de 2 970 places par an jusqu’en août 2027 confirme que le Canada continue de considérer les étudiants francophones comme une catégorie importante de son immigration future.
Pour les candidats admissibles, notamment ceux provenant du Maroc, le FMCSP peut représenter une stratégie intéressante pour étudier principalement en français hors Québec, obtenir un diplôme canadien et préparer une éventuelle demande de résidence permanente.
Mais le nombre de places étant plafonné, il est essentiel de vérifier rapidement son admissibilité, de choisir un établissement participant et de préparer soigneusement son dossier.
Pour les étudiants qui envisagent également Express Entry, investir dans son niveau de français et sa préparation au TCF Canada peut être un choix stratégique à long terme.